Alors que la liquidation de la société est dans les tuyaux après sa fermeture définitive le 9 octobre 2018, Intercel doit faire face à la colère de ses désormais anciens travailleurs. En marge d’un point de presse animé ce mercredi 6 mars, les travailleurs par la voix de la FESATEL (fédération syndicale autonome des télécommunications) ont relevé un certain nombre de griefs contre leur ancien employeur
Parmi les griefs formulés, a dévoilé le secrétaire général de la FESATEL Abdoulaye Barry, la prise en charge sanitaire des travailleurs pourtant contenue dans le protocole d’accord signé le 7 novembre 2018 entre les travailleurs et la direction générale d’Intercel sous l’égide de l’inspection générale du travail. Ensuite comme plainte, les travailleurs dénoncent le non démarrage du paiement des 24 mois de salaire comme il a été décidé dans le protocole. Pire, il a été découvert que depuis 2015, la société ne s’acquittait pas de ses obligations auprès de la caisse nationale de sécurité sociale alors qu’elle imposait une RTS de 5% comme le prévoit la loi. Faut-il préciser que la cotisation mensuelle à la CNSS est de 23% dont 18 pour cent par l’employeur et les 5 autres pour cent par l’employé. Ce qui veut dire juridiquement que depuis 2015, les travailleurs de Intercel n’étaient plus immatriculés. Le coût total de ses revendications se chiffrerait à 30 milliards de francs guinéens
Face à ce triste constat, les travailleurs menacent de se faire entendre autrement si les autorités ne s’impliquent pas afin qu’ils soient rétablis dans leur droit. Faute de quoi, menace la FESATEL, une grève sera déclenchée dans le secteur des téléphonies. Joint au téléphone, le Directeur général de l’ARPT autorité de tutelle des sociétés de téléphonie se dit ne pas être directement concerné par ces questions d’ordre purement social. Le fait étonnant à entendre Antigou Chérif, l’ARPT n’a même pas reçu une copie du protocole signé entre les travailleurs et la direction de Intercel sous la médiation de l’IGT. ‘’J’appelle à l’instant même l’inspecteur général du travail pour avoir au moins une copie de ce protocole’’ nous a-t-il dit au bout de la ligne. De toute évidence, le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique Moustapha Mamy Diaby a lors d’une conférence de presse déclaré que ‘’le problème d’Intercel est derrière nous’’. Ce qui devrait rassurer même s’il faut rappeler que tout n’est pas encore totalement évacué.
Affaire à suivre



