C’est le triste bilan provisoire de l’opération de déguerpissement des habitants de Kaporo-rails en cours. Un bilan établi ce mercredi 6 mars par le collectif dit des victimes du déguerpissement de Kaporo-rails.
Selon ce collectif depuis l’entame de l’opération musclée de l’Etat dans cette zone le 18 février, ‘’il y a à ce jour de façon provisoire 570 familles qui ont été délogées et mises à la belle étoile, 9.434 personnes recensées, des familles aujourd’hui qui sont sans abris parce que certains sont éparpillées et d’autres encore dorment sous les manguiers qui ont résisté devant la machine de la haine’’. Et dans cette situation qui est encore provisoire, poursuit le collectif, il y a 808 élèves qui sont aujourd’hui dispersés dans la nature qui n’arrivent pas à étudier parce que 13 écoles ont été démolies et 12 mosquées réduites en poussière, a expliqué El Hadj Alpha Oumar Diallo coordinateur dudit collectif.
Un autre fait qui intrigue ce collectif, a-t-il renchérit, c’est le fait que l’Etat ait suspendu à Coyah (50 kilomètres de Conakry) le chef de quartier d’où un citoyen aurait octroyé gracieusement des hectares de terrains pour accueillir ces milliers de déguerpis. ‘’C’est vraiment de la haine, un cynisme sans commune mesure de l’Etat’’ a-t-il dénoncé.
Face à leur désarroi, les victimes par la voix du collectif ont invité les autorités à privilégier le droit humain pour éviter l’enlisement des frustrations aux conséquences incertaines



