Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières Alphonse Charles Wright continue son offensive sans merci contre les occupations illégales des domaines publics. Après Siguiri, où il s’est offert la tête d’une centaine de cadres environnementaux dans le cadre de la destruction de l’écosystème naturel, l’ancien ministre de la justice a posé ses valises à Dubreka.
Dans Madina 1, quartier mafoudiya derrière l’institut supérieur des arts Mory Kanté le procureur Charles Wright découvre avec amertume une agression de la mangrove. Un aménagement y est réalisé sur une bonne partie des zones marécageuses par un aménagiste du nom de Mansaré.
Joint au téléphone par le directeur par intérim de l’Habitat de Dubreka et mis sur haut-parleur, le sieur Mansaré est passé aux aveux à la question du procureur Wright de savoir si c’est effectivement son agence qui a procédé au lotissement de la zone de Madina 1. “Oui” a-t-il répondu tout en indiquant avoir eu le certificat de conformité environnementale signée par la ministre. Il précise “de la ministre Djami Diallo” sur insistance du procureur Wright de savoir le nom du ministre sur le document.
En réaction, le procureur de la CRIEF a indiqué “si c’est madame Djami qui vous a autorisé ça, madame elle va nous dire quand même si elle est là pour protéger l’environnement ou si c’est pour autres choses mais faudrait-il de votre côté que vous n’accusiez pas les autorités”.
Par ailleurs, des cadres de l’Habitat de Dubreka notamment de Tanene ont été sommé de retourner toutes les parts de l’Etat dans les différents aménagements opérés dans la zone.
Avec cette opération, Charles Wright semble jeter du sable dans le plat des directeurs de l’Habitat et de l’Environnement.





