Le président Mamadi Doumbouya a fait une sortie musclée le vendredi 19 juin au palais Mohamed V siège de la présidence face aux sociétés minières notamment aurifères.
Dans un ton ferme sans détour, le Chef de l’Etat guinéen a tapé du poing sur la table. “Je vais vous dire une vérité, pas pour vous consulter, pas pour négocier non plus mais vous dire une vérité d’Etat, celle que le peuple guinéen attendait depuis trop longtemps et que mon serment m’oblige à tenir” a-t-il planté le décor.
Les dés sont alors jetés et la suite est sans anbages. “J’ai fait une promesse, non pas aux institutions, non pas aux partenaires étrangers mais au peuple de Guinée. A cette femme de Siguiri qui vit dans la poussière d’or dans son sous-sol, à ce jeune de Kerouané qui regarde des camions chargés passer devant lui sans que sa vie ne soit changée…malgré la Guinée figure parmi les nations les plus pauvres dans le monde” a décrit le Chef de l’Etat.
Pour le président Doumbouya cela ni plus ni moins qu’une forme d’injustice. “Et les injustices je les combats avec détermination et une conviction sans faille. La Guinée voit son or quitter son sous-sol chaque jour à l’état brut, chargé dans les camions, emporté vers les raffineries du monde entier pour être transformer ailleurs, certifié ailleurs, vendu ailleurs, toujours ailleurs et la Guinée perçoit des miettes…Je mets fin à cela dès aujourd’hui” a-t-il dénoncé avant de marteler “la Guinée exigera désormais la transformation de son or sur son propre territoire. Donc l’or brut ne sortira plus de la Guinée. Tout l’or que vous allez produire dans vos mines sera raffiné à Conakry, l’or sera fondu en Guinée, certifié en Guinée, valorisé en Guinée, vendu en Guinée avant de l’exporter vers les marchés internationaux”.
Ensuite de mettre en garde. “Tout opérateur qui continuera d’exporter l’or brut son agrément sera suspendu, sa convention minière résiliée, il répondra de ses actes devant la justice guinéenne sans exception, sans négociation, sans retour en arrière” a-t-il averti avant de conclure avec fermeté “l’industrialisation de la Guinée est irréversible”





