Le sang continue à couler en Guinée. Près d’une semaine après le scrutin présidentiel du 18 octobre, des violences post-électorales ont éclaté et en cours à Conakry ainsi que dans certaines villes de l’intérieur du pays avec leurs corolaires de morts et de destruction de biens publics et privés. Des violences intercommunautaires sont également signalées
Ce vendredi, des manifestants qui règnent en maîtres absolus sur l’axe Le Prince (Kagbelen – Hamdallaye) ont monté des barricades et réussi à immobiliser le train minéralier de RUSAL au niveau de Sonfonia, un quartier de la haute banlieue généralement chaud pendant les jours de manifestations. Des vannes des wagons ouverts pour laisser le mazout couler sur la chaussée sur une distance d’au-moins 400 kilomètres. Pire, quatre des sept convoyeurs dont trois gendarmes ont été tués par des manifestants en colère avant d’emporter leurs armes (voir JT RTG ACCENT TV)
Ce bilan humain vient ainsi rallonger celui établi il y a quelques jours par le gouvernement qui faisait cas de neuf morts. Face à l’enlisement de la situation, le gouvernement par la voix de son ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation le Général Bourema Condé a réquisitionné l’armée pour apporter mains fortes à la police et à la gendarmerie pour rétablir l’ordre sur toute l’étendue du territoire national




