Le président guinéen Alpha Condé a procédé le vendredi soir à un mini remue-ménage de l’équipe gouvernementale. Quelques heures plutôt, la CENI proposait le 18 octobre 2020 comme date du premier tour des élections présidentielles. Alors comment Alpha Condé devrait se permettre de chambouler son équipe ? C’est de loin mal connaître ‘’l’animal politique’’ qui l’est
A quatre mois de cette échéance électorale capitale, rien ne sert de rendre plus obèse les frustrations. Ici ou ailleurs, on opte généralement pour la continuité. D’où la vague de confirmation dans la nouvelle ancienne équipe d’Ibrahima Kassory Fofana. Le premier ministre que beaucoup voyaient déjà à la porte devraient encore patienter
Faisons juste un arrêt sur les départs. Au niveau des postes et télécommunications, le président Alpha Condé s’est débarrassé de son ‘’petit’’ Moustapha Mamy Diaby plusieurs fois annoncé démissionnaire. Compétent dans son domaine mais moins efficace politiquement, dit-on de lui. Il est l’un des rares ministres à ne pas monter sur le ring pour boxer au compte de la couleur jaune. Pire, les résultats sont en deçà des attentes de la population dans ce secteur. L’internet toujours une denrée rarissime dans les ménages, les sociétés mobiles dont l’opérateur Orange évoluent comme si c’est la cour du roi Petau. Aucune rigueur malgré le cri de cœur des consommateurs. Autres sortants figurent Mory Sangaré de l’éducation nationale, Yacine Khader Barry de l’enseignement supérieur. Il y a également le garde des sceaux. Mohamed Lamine Fofana n’est pas du genre box to box. Son successeur au sang très chaud pourrait se montrer plus rigoureux dans ce sens. Me Mory Doumbouya était jusque-là agent judiciaire de l’Etat et qui dans les temps s’est montré perspicace dans la défense des droits du Chef de l’Etat et de son régime lors des très controversés procès contre les adversaires
Quant aux irréductibles, capables d’aller au charbon, le président Alpha Condé a renouvelé sa confiance en eux. Parmi lesquels, l’indéboulonnable Dr Mohamed Diané qui garde jalousement ses portefeuilles de ministre d’Etat en charge des affaires présidentielles et de la défense nationale, Sanoussy Bantama Sow qui s’en sort indemne dans le bras de fer avec certaines anciennes gloires du football. Un bras de fer dans lequel certains ont estimé que le jeune ministre des sports y laissera des plumes au prochain remaniement. Ce n’est pas chose faite. Il va falloir alors patienter. Egalement, Ibrahima Kourouma va poursuivre son aventure gouvernementale à la tête du département de la ville et de l’aménagement du territoire. Par ailleurs, politiquement, le chef de l’Etat guinéen avec, vraisemblablement, l’enjeu de la présidentielle en vue a préféré compter sur des artisans de la campagne d’une nouvelle constitution équivalent à un possible 3ème mandat d’Alpha Condé. Il s’agit du jeune Mouctar Diallo qui garde ses fonctions de ministre de la jeunesse et de Aboubacar Sylla au département des Transports
Au total 27 confirmations, 9 nouveaux entrants sur 38 portefeuilles. Voici le décret lu par le Directeur général de la RTG dans le 20H30



