Les femmes du Front national pour la défense de la constitution étaient encore ce jeudi 12 décembre dans la rue pour, disent-elles, protester contre les différentes tueries lors des manifestations du FNDC. Déjà une vingtaine de personnes sont mortes depuis le 14 octobre dernier, premier jour de manifestations de rue organisée par cette plateforme opposée au changement de constitution et de troisième mandat.
Les femmes de cette organisation dénoncent le silence de l’Etat face à cette situation et souhaitent que des enquêtes sérieuses soient diligentées afin de démasquer les coupables.
Du rond point de Hamdallaye jusqu’à l’héliport de la Belle-Vue, des slogans hostiles au pouvoir, à la modification constitutionnelle et au troisième mandat (liberté, à bas le 3ième mandat, 2020 un autre, pas de nouvelle constitution, amoulanfé…) ont étés scandés tout au long du trajet.
Dans son discours, la vice-présidente des femmes de l’UFDG a indiqué « nous sortons encore pour interpeller le gouvernement pour qu’il accepte de jouer son rôle qui est de protéger la population et non cautionner son massacre »
Contrairement aux précédentes marchés blanches, celle de ce jeudi a connu moins d’affluence. Les raisons sont à chercher dans le processus de recensement et de révision des listes électorales en cours, a laissé entre Hadja Maimouna Bah Diallo. « C’est bien vrai qu’il y a un impact mais c’est l’expression, même si c’est celle d’une femme qui compte pour nous et non la mobilisation sinon nous savons qu’en ce moment c’est difficile de mobiliser, toutes les femmes sont préoccupées par le recensement et c’est pour cette raison que nous n’avons pas fait le plein mais le plus important c’est les messages que nous avons passés en direction du gouvernement et à l’endroit de la communauté internationale »
À signaler que la marche s’est déroulée sans incident sous l’escorte des femmes gendarmes et policières






