Une grosse frayeur s’est emparée des populations ce lundi 18 mars avec l’information selon laquelle des enfants ont succombé à Dubreka et à Coyah après qu’ils aient pris des médicaments contre les parasites. C’était à l’occasion d’une campagne nationale de distribution gratuite du Praziquantel et l’Albendazole contre la schistosoma mansoni
Au micro de notre reporter qui s’est rendu à Coyah, Naby Youssouf Conté médecin chef des urgences de l’hôpital préfectorale de Coyah précise que ‘’ce n’est pas un mauvais produit. C’est des réactions simples qui peuvent arriver même dans le circuit normal. Les enfants, peut être certains sont partis prendre des produits, ils n’ont pas pris le petit-déjeuner, d’autres souffraient de quelques choses déjà comme les maux de ventre. Avec ça y’a eu des petites réactions. Dans des cas comme ça, on peut gérer avec un morceau de sucre ou bien avec du jus sucré’’ a-t-il dit.
Pour les cas qui sont un peu plus sérieux, poursuit le médecin, ils ont été placés sous perfusion pour neutraliser l’effet des produits. ‘’Pour les 92 cas que nous avons reçu cet après-midi, rien de grave. Seulement c’est les parents qui ont peur mais finalement ils ont compris que ce n’est pas grave. Pour le moment aucun cas de mort n’a été enregistré à Coyah » a rassuré Dr Conté
Au moins sur 92 cas, seule une dizaine a été admise à l’hôpital. Par contre à Dubreka, des citoyens ont laissé entendre qu’il y a même des enfants qui auraient succombés. Une information démentie par les autorités préfectorales de la santé de cette ville située à 50 kilomètres de la capitale. Ce qui a d’ailleurs entraîné des tensions dans cette ville avec des parents d’enfants qui ont aussitôt investi la route bloquant toute circulation. Des cas de vomissement ont été enregistrés à Fria également.
En réponse, le ministère tout en rassurant sur la bonne qualité du médicament administré a dans un communiqué suspendu jusqu’à nouvel ordre l’opération de distribution de ces médicaments
Fodé BAYO
Envoyé spécial




