En augmentant unilatéralement le prix du carburant de huit mille à dix mille francs guinéens soit 25%, le gouvernement vraisemblablement n’avait pas mesuré la réaction telle qu’elle se passe maintenant ou tout simplement l’équipe de Kassory Fofana voulait sonder un peu l’opinion. Apparemment, il a bien compris le mal vivre des guinéens et la bombe à retardement qui anime le guinéen.
Comme pour dire que ‘’trop c’est trop’’, c’est dans leur majorité que les Guinéens rejettent ce nouveau prix des produits pétroliers à la pompe. Pour se faire entendre, des routes sont bloqués par endroits, le commerce paralysé, l’administration tourne nonchalamment, le trafic routier perturbé par l’arrêt des engins de transport. Les choses risquent de se cristalliser avec la marche pacifique prévue ce mardi 10 juillet à l’appel des forces sociales alors que la grève dite perlée des centrales syndicales a été reconduite à compter de ce lundi jusqu’à mercredi
Face à ce risque d’enlisement, ça murmure que le gouvernement va lâcher prise dans ce bras de fer avec les acteurs sociaux. Conscient des enjeux économiques pour réaliser les immenses défis, le gouvernement s’apprêterait à reculer d’un pas en ramenant le prix du carburant à la pompe à neuf mille francs. Sauf à savoir si cela peut mettre fin à cette colère qui se généralise d’autant que les acteurs sociaux exigent le retour à 8 000 GNF avant l’arrêt de tout mouvement. Des acteurs sociaux en panne de crédibilité et qui voudraient faire de cette revendication un prix d’honneur. Wait and see



