Les discussions pour une issue du bras de fer entre gouvernement et syndicat autour du prix du carburant à la pompe se sont poursuivies ce jeudi au Ministère de la fonction publique. Ce 9 août les syndicalistes devraient réagir à l’explication gouvernementale relative à la structure du prix du carburant et l’exposé sur le budget
En réponse, les syndicalistes posent une nouvelle condition pour accepter le nouveau prix des produits pétroliers fixé à dix mille francs. Il s’agit de l’augmentation des salaires des travailleurs, tous secteurs confondus. ‘’Le mouvement syndical a demandé que si le gouvernement tient à ses 10 000 francs, on ne demande à notre tour et cela est non négociable, la grève aussi est non plus suspendue, nous demandons pour tous les secteurs, publics privés et mixtes, 10 millions sur le salaire de chaque travailleur, le SMIG qui était de 440.000 FG soit multiplié par 3 pour permettre aux citoyens lambda de vivre décemment. Et enfin on a demandé pour que ce pouvoir d’achat là c’est-à-dire les 10 millions soient maintenus qui est l’homologation des denrées de première nécessité ainsi que les matériels stratégiques tôles, ciment peinture etc…voilà la nouvelle donne et pour nous aussi c’est non négociable’’ a déclaré Mamadou Mansaré.
Les deux parties conviennent de se retrouver à nouveau le 14 août prochain le temps pour les émissaires du gouvernement de remonter la nouvelle donne à qui de droit. En attendant la crise se poursuit bon an mal an au grand dam de l’économie guinéenne



