Le monde observe ce jeudi 3 mai la journée internationale de la liberté de la presse. En Guinée les efforts sont en train d’être déployés pour la mise en place de la convention collective de la presse. Le bout du tunnel n’est plus loin, à en croire le secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée. Selon Sidi Diallo, il ne reste plus que l’aspect technique pour boucler ce dossier, qui pourrait permettre, la mise en place des articles, qui régissent les conditions de vie et de travail des journalistes.
« Après plusieurs années de modules, le projet a été accepté par les associations de presse, c’est pourquoi depuis 3 mois, ces associations de presse se retrouvent 2 fois dans la semaine à la maison de la presse pour évaluer ce projet proposé par le syndicat de la presse privée de Guinée, aujourd’hui on a déjà paraphé les 43 articles du projet, nous sommes au niveau de ses annexes qui prennent actuellement beaucoup de temps parce qu’il y a beaucoup de travail de fond, assez d’aspects techniques qui font que vraiment ça va prendre un peu de temps, mais aujourd’hui nous sommes entrain de travailler autour de cette convention collective, on attend juste la fin de ces travaux par la commission technique proposée par les associations de presse et de syndicats, et dès que ça sera fini, nous allons essayer de publier en commun accord avec les associations de presse » a déclaré Sidy Diallo (en blanc sur la photo)
La particularité pour cette année est le recul de trois places de la Guinée dans le dernier classement de Reporters Sans Frontières (104ème l’année dernière contre 101ème cette année). Les raisons sont à chercher dans les exactions dont ont été victimes les hommes de médias courant 2017. Il s’agit notamment de la détention prolongée du coordinateur d’une télévision privée de la place, de la bastonnade des journalistes et la destruction de leurs équipements de travail par les gendarmes et du musèlement de la presse avec la fermeture sur décision du Chef de l’Etat de certaines radios
L’année 2018 semble mal commencée pour les médias. La tentative d’assassinat du directeur de la publication de depecheguinee.com, l’agression du siège d’Hadafo Médias, l’incendie d’un véhicule de reportage du groupe de presse Evasion Guinée et la tentative d’enlèvenement d’un animateur culturel sont des faits qui, sans nul doute, risquent de faire reculer davantage la Guinée dans le prochain rapport de RSF




