Difficile de critiquer une action d’un commis de l’Etat ou tout au moins difficile, l’exercice du journalisme dans le pays d’Alpha Condé. On ne rappelle pas ici les multiples exactions subies par les organes de presse et les journalistes depuis 2010. Vraisemblablement, le bout du tunnel pour une pratique libre et indépendante du journalisme n’est pas pour maintenant. Preuve, un journaliste doit encore faire face à la police judiciaire. Il s’agit de Mohamed Albé Bangoura directeur de la publication du site vérité cachée.
Le crime de notre confrère ? Critiquer à plusieurs reprises le ministre d’Etat des sports, de la culture et du patrimoine historique qui aurait injecté des dizaines de millions en appui à la réalisation d’un film made in Guinée intitulé ‘’Vivre pour t’aimer’’ dont le projet est porté par Fatoumata Kandé, cinéaste par ailleurs Miss Guinée 2010. Apparemment acculée par des critiques acerbes de notre confrère contre son »bienfaiteur », la jeune dame perd toute sa lucidité. D’abord sur les réseaux sociaux, elle brocarde notre confrère dans la boue avec des insanités à peine voilées alors qu’elle n’était ni de près ni de loin visée par la plume du journaliste, nous confie un proche collaborateur du journaliste. Le ras-le bol était plutôt destiné au jeune ministre bombardé ministre d’Etat qui à ne point à démontrer avait snobé de multiples projets culturels avant celui de la sublime miss Guinée 2010
Et comme cela ne suffit pas, notre confrère doit désormais faire face à la police judiciaire pour dit-on diffamation. Étrangement que cela peut paraître, c’est la patronne de ‘’Kandeland Studio’’, la Miss Fatoumata qui agit. Ce, en dépit de toutes les médiations menées par des personnes anonymes pour recoller les morceaux. Peine perdue. De plusieurs confidences au sein même du département des sports et de la culture, le ministre Sanoussy Bantama Sow serait celui-là même qui tire les ficelles pour emmerder notre confrère qui, soutiennent nos sources, n’a pas gobé les critiques de notre confrère à son encontre. La question »qui en veut réellement à notre confrère » saute dès lors les yeux
En tout état de cause, l’affaire qui devrait être débattue ce jeudi 08 juillet a été finalement reportée à lundi prochain à 10 heures à la DPJ à la demande de l’avocat de notre confrère. Faut-il rappeler simplement que « la vitalité d’un pays se mesure à celle de ses journalistes », enseigne-t-on
A suivre….




