Décidement l’Etat ne veut plus se faire marcher dessus. C’est du moins ce qui se cache derriere cette farouche volonté de faire passer vaille que vaille les 10 000 GNF comme prix des produits pétroliers à la pompe. En tout cas, ce n’est plus les marches ou grève annoncée générale et illimitée qui semble dissuader le gouvernement à réconsidérer sa décision
La marche de ce lundi 23 juillet tuée dans l’oeuf des forces sociales est un indicateur du retour à un Etat sans pitié. Outre l’interdiction de tout regroupement sur la place publique, les marcheurs qui ont tenté de braver l’interdit ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène par les forces de sécurité fortement mobilisées pour la circonstance.
Pourchassés jusque dans leur retranchement, d’autres interpelés. Parmi lesquels des leaders dont le leader de l’ONG « Baïlo Destin En Main » et l’humoriste Mamadou Thug
Les activistes de la société civile dénoncent un grave recul de la démocratie. Vont-ils abdiquer? Rien n’est moins sur. Alors que nous allions sous presse, une réunion d’urgence des leaders des FSG se tient à la maison des citoyens le siège de la PCUD à Kipé Dadia pour tirer les léçons de cette journée et définir les prochaines actions. Jusqu’où l’Etat va continuer à muscler sa position malgré le cri de coeur légitime de sa population? La question est entière




