Il est vrai que, par les temps qui courent, les putschs ou les tentatives de putsch, comme récemment au Bénin ou en Guinée-Bissau, semblent se multiplier en Afrique de l’Ouest. Pour autant, les tirs nourris entendus à Sonfonia, en haute banlieue de Conakry, dans la nuit du 26 au 27 décembre, ne sauraient être assimilés hâtivement à une « tentative de coup d’État en Guinée », contrairement à ce qu’affichent déjà plusieurs sites internet africains.
Certes, le silence des autorités sur les causes réelles des événements survenus à Sonfonia et à Foulémadina contribue à alimenter les rumeurs, d’autant plus que ces faits interviennent à la veille de l’élection présidentielle. Ce mutisme officiel, dans un contexte aussi sensible, ouvre naturellement la voie aux spéculations et aux interprétations les plus diverses.
Toutefois, même si cette parenthèse peut revêtir un caractère sécuritaire préoccupant, elle demeure, à ce stade, éloignée des contours d’une véritable tentative de coup d’État organisée. Rien ne permet encore d’affirmer l’existence d’un plan structuré visant à déstabiliser les institutions ou à renverser l’ordre établi.
La prudence reste donc de mise. Dans un climat régional marqué par l’instabilité, la tentation de tirer des conclusions hâtives est grande, mais elle peut s’avérer contre-productive. L’heure est davantage à l’observation attentive et à l’analyse rigoureuse qu’aux procès d’intention. Wait and see.
Abou MACO
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