Jamais la violence verbale n’a atteint un point culminant dans le showbiz guinéen comme celui que l’on observe depuis la séparation d’Azaya et de sa compagne Djelykaba Bintou, tous deux grands artistes du moment.
Outre eux, directement insultés, traités comme des gens sales et vulgaires de la rue (excusez du peu !), leurs familles et leurs proches directs ont subi toutes les insanités et les grossièretés qui ne peuvent faire honneur à la musique guinéenne, pourtant très respectueuse, et qui a vu naître de grands noms de la world music. On peut citer des fiertés des années lointaines comme Demba Camara, Sory Kandia et Mory Kanté, d’un passé récent comme Bambino, feu Kerfalla Kanté, feue Sona Djely Kouyaté, Manfila Kanté, pour ne citer que ceux-là, et même, dans la nouvelle génération, entre autres Petit Kandia, Soul Bang’s et Habib Fatako, qui poursuivent leur carrière sans trop de tapage. Du moins, leurs familles sont elles à l’abri des retombées de leur succès. Négativement parlant.
C’est face à ce regain de violences inouïes que Mohamed Kamissoko le « Messi » de la musique guinéenne face aux journalistes a appelé ses fans (Azayaboss), et tous les autres, à concentrer leur énergie sur les critiques et les suggestions, tout en arrêtant les injures à l’encontre de tous. Un appel très sage, avec l’espoir qu’il parvienne aux oreilles des businessmen et businesswomen spécialisés dans les crises artistiques. En tout cas, il y a encore mieux à faire.





