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[Contribution] : une nécessité s’impose de revoir la structure gouvernementale (Abou Maco)

by ACCENT GUINEE
10 février 2026
in OPINION
[Contribution] : une nécessité s’impose de revoir la structure gouvernementale (Abou Maco)

Pour un secrétariat d’État à l’Information au cœur de l’architecture gouvernementale

Plus j’y réfléchis, plus je demeure convaincu que le président Mamadi Doumbouya gagnerait à revoir l’architecture gouvernementale afin d’y intégrer un secrétariat d’État à l’Information, voire un ministère délégué spécifiquement chargé de ce secteur stratégique. Dans la configuration actuelle, le risque est réel de voir l’information se diluer dans l’ensemble beaucoup plus vaste et techniquement dominant des télécommunications et de l’économie numérique, comme ce fut déjà le cas par le passé lorsque ces domaines étaient réunis au sein d’un même département.

Or, l’information publique ne relève pas uniquement de la technologie ni des infrastructures numériques. Elle constitue un instrument central de cohésion nationale, de pédagogie citoyenne et de consolidation démocratique. Dans un pays comme la Guinée, où les fractures sociales, politiques et territoriales demeurent sensibles, la maîtrise du discours public, la qualité de la communication institutionnelle et la crédibilité des canaux d’information sont des leviers incontournables pour renforcer la confiance entre l’État et les citoyens.

Le profil du nouveau ministre, Mourana Soumah, économiste de formation et naturellement porté vers les enjeux de l’économie numérique, laisse présager une attention prioritaire accordée à ce secteur, au détriment possible de l’information publique. Ce déséquilibre ne serait pas le fruit d’une volonté politique, mais plutôt la conséquence logique d’une spécialisation professionnelle. Or, un domaine aussi délicat et stratégique que l’information exige un pilotage direct, constant et spécialisé.

La Guinée traverse encore une phase sensible de son évolution démocratique. Dans ce contexte, l’information n’est pas un simple service administratif. Elle est un outil de stabilisation sociale, un vecteur de pédagogie nationale et un rempart contre les rumeurs, les manipulations et les discours de division. Elle permet de porter les messages de l’État jusque dans les localités les plus reculées, d’expliquer les réformes, de promouvoir les valeurs du vivre-ensemble et de renforcer le sentiment d’appartenance à une même nation.

Confier un tel chantier à une structure noyée dans des priorités techniques et économiques reviendrait à affaiblir un instrument essentiel de gouvernance. Un secrétariat d’État ou un ministère délégué à l’Information, doté de compétences claires et de moyens appropriés, offrirait au contraire une meilleure lisibilité de l’action publique et une plus grande efficacité dans la diffusion des messages officiels.

Un tel dispositif permettrait également de professionnaliser davantage la communication gouvernementale, d’harmoniser les discours institutionnels, de valoriser les médias publics et de construire une stratégie nationale de l’information cohérente, adaptée aux réalités socioculturelles du pays. Dans un environnement marqué par la montée des réseaux sociaux, des fausses informations et des tensions politiques récurrentes, la structuration du secteur de l’information devient une nécessité d’État.

Qui mieux qu’un professionnel aguerri de l’information et de la communication, fort d’une solide expérience du terrain, serait en mesure de piloter un tel défi avec la rigueur, la sensibilité et la compréhension des enjeux que requiert ce secteur ?

La création d’un secrétariat d’État ou d’un ministère délégué à l’Information ne serait donc ni un luxe administratif ni un simple ajustement organique. Elle constituerait un choix stratégique, conforme aux exigences d’une gouvernance moderne, soucieuse de cohésion nationale, de transparence et de proximité avec les citoyens. En plaçant l’information au rang des priorités politiques, l’État se doterait d’un outil déterminant pour consolider la paix sociale, renforcer la confiance publique et accompagner durablement les transformations du pays.

Abdoulaye Sankara (Abou Maco), conseiller en presse et en techniques de l’information et de la communication

NB: le titre engage notre Rédaction 

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