Tout est allé vite pour l’ancien président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Matam Badra Koné. Entre sa très agitée candidature pour briguer la même mairie et à sa présence devant la Cour de répression des infractions économiques et financières, les choses se sont corsées pour le jeune politique.
Une affaire de détournement présumé de 240 milliards de francs guinéens est brandie par le parquet de la CRIEF. Badra séjourne brièvement à la maison centrale avant d’être présenté depuis hier mercredi 29 avril devant les juges de la juridiction spéciale tenue des mains de fer d’Alphonse Charles Wright.
«Je prenais 11 millions par mois en tant que président de la délégation spéciale de Matam. Mais je fais aussi des affaires depuis plusieurs années, notamment la vente des véhicules, et mes affaires me rapportent au minimum 300 millions de francs guinéens par an. Je n’ai pas de maison, mais j’ai 9 parcelles à Maférinyah achetées en 2011 à 3 millions de francs guinéens. J’ai deux comptes bancaires à la BCIC et à UBA. J’ai un reste à devoir d’un million 500 mille francs guinéens et j’ai 120 millions de francs guinéens à UBA » a-t-il déclaré. Des explications de l’ancien Pds de Matam apparemment insuffisantes aux yeux du parquet. Et finalement l’affaire est en cours devant les juges d’instruction et Badra Koné et cie devraient prendre en mal leur patience en attendant d’être fixé définitivement sur leur sort. Nous y reviendrons





