La cour de justice de la CEDEAO a rendu son arrêt hier mardi 10 novembre dans le dossier des massacres de Zowota, préfecture de N’Zerekoré.
Dans cet arrêt, elle a reconnue l’État guinéen coupable de violations des droits humains et a été condamnée à indemniser les victimes. Une décision qui réjouit Maître Pépé Antoine Lamah du pool d’avocats des victimes
« C’est un sentiment de satisfaction, de réconfort et un sentiment de devoir accompli en moitié qui m’anime dans ce dossier de Zowota. La justice internationale vient donner une leçon à la justice guinéenne. Je pense qu’il est temps pour l’Etat guinéen de faire face à ses engagements internationaux en respectant et exécutant l’arrêt qui vient d’être rendu par la Cour de justice de la CEDEAO » a-t-il plaidé.
Dans cet arrêt, la Cour de justice demande à l’Etat guinéen de rechercher et traduire les coupables où qu’ils soient devant les juridictions compétentes du pays. Donc, avertit Me Lamah, j’ai la certitude que si l’Etat guinéen n’exécute pas cette décision, elle subira la sanction judiciaire de la CEDEAO
Il faut rappeler qu’en août 2012, des forces de l’ordre faisaient irruption dans le district de Zowota et qui auraient tiré à bout portant sur des citoyens qui protestaient contre la politique de recrutement de la société Brésilienne BSGR-VALE
Fodé Bayo



