La vidéo de la femme servant de bouclier lors d’une journée de manifestations du FNDC à Conakry a fait l’effet d’une bombe jusqu’au-delà des frontières guinéennes. Le choc est total, l’indignation est sans commune mesure. Du jamais vu auparavant, dit-on
Face à la flèche de critiques, le gouvernement outre le communiqué de regrets et d’excuses a dépêché hier jeudi deux ministres dans la famille de dame Fatoumata Bah, la victime. Peine perdue. Damantang Albert Camara et Mariama Sylla respectivement ministres de la sécurité et de l’Action sociale ont été obligés de prendre leurs jambes au cou pour se sauver la vie. Ces deux commis de l’Etat étaient, pourtant, venus réitérer les excuses du pouvoir mais également remettre une enveloppe à la dame Fatoumata Bah pour dommages subis. La colère a pris le dessus sur la raison et le contexte apparemment ne plaide pas à un amour entre le pouvoir et ces familles de victimes des bavures policières
Il faut ajouter que l’un des policiers mis en cause a été identifié. Une affaire devenue le chou gras de certains leaders d’opinion et ONG en quête d’identité. Pourtant moins bavards sur les cas de morts enregistrés lors des nombreuses manifestations politiques




