Le président de la République a pris hier mercredi 15 janvier le décret fixant les dates d’ouverture et de fermeture de la campagne des élections législatives du 16 février prochain. Elle démarre ce 16 janvier à zéro heure pour se clôturer le 14 février prochain à minuit. Des réactions sont diverses au sein des partis politiques
Bah Oury président de l’UDD ‘’ il faut faire en sorte que la CENI et le pouvoir reculent…’’
L’ancien vice-président de l’UFDG a tout d’abord rappelé les raisons qui ont prévalu au sein de l’opposition république à laquelle son parti est membre de ne pas participer à ces élections. Il s’agit du fichier, dit-il, totalement corrompu. Car, soutient-il, aller à une élection dont le fichier est corrompu c’est le risque d’amener le pays à connaitre des drames, des tragédies au moment et après les élections, il faut faire en sorte que la CENI et le pouvoir reculent par rapport à leur volonté d’aller aux élections maintenant et reprendre le fichier pour le corriger gage de la paix et la stabilité dans le pays. Ensuite, le second aspect c’est la question de la nouvelle constitution qui est un coup d’état en bonne et due forme
Saïkou Yaya Barry secrétaire exécutif de l’UFR ‘’il est donné à tout citoyen de se rebeller contre un système’’
Pour sa part, le secrétaire exécutif de l’UFR honorable Saïkou Yaya Barry voit en ce décret du Chef de l’Etat une preuve éloquente de sa volonté d’organiser une élection qui n’en est pas une. C’est une élection qu’il veut faire tout seul, renchérit le politique, pour juste avoir la majorité qualifiée pour s’éterniser au pouvoir. ‘’C’est un recul démocratique avec un homme qui se dit qu’il s’est battu pendant 40 ans pour l’instauration d’une démocratie, nous sommes dans la logique d’empêcher la tenue de ces élections, nous allons mettre toutes nos forces afin que les populations comprennent ce combat’’ a-t-il martelé. Selon honorable Saïkou Yaya, ce n’est pas une partie de la population qui ne veut pas cette élection (sic), l’opposition représente 70% de la population. ‘’Il est donné à tout citoyen de se rebeller contre un système qui viole la constitution (article 21, alinéa 2). Nous nous levons en tant que citoyen pour dire que nous voulons des députés légitimes mais nous ne voulons pas des députés choisis par quelqu’un pour satisfaire ses besoins, il faut qu’on sorte de cette colonisation locale’’ a conclu ce membre du bureau politique national du parti de Sidya Touré
Sékou Kouressy Condé président de l’ARENA ‘’ces partis doivent assumer leur choix de ne pas aller à ces élections’’
Pour le président de l’ARENA son parti est en campagne depuis hier avant de solliciter, selon ses propres mots, à accompagner l’alliance pour le renouveau national sur deux chemins à savoir l’esprit d’apaisement du dialogue puisse prospérer dans ce pays et deuxièmement qu’on ne dise jamais, jamais que ce n’est plus possible ou ce n’est pas possible. ‘’Je crois qu’il y a un choix, les partis politiques qui ont décidé de ne pas participer à ces élections ont fait un choix politique, il faut assumer’’ a réagi l’ancien ministre de l’intérieur et de la sécurité sous Conté avant de regretter en ces termes la menace de l’opposition d’empêcher la tenue de ces élections. ‘’J’ai le sentiment que tout ce qui s’est passé hier n’est plus important aujourd’hui, il y a la sensation qui prédomine, il y a un instinct de violence qui fait que c’est la parole violente qui est populaire, ce sont des émissions violentes qui sont populaires, ce sont les personnes violentes qui sont populaires, la violence dans la communication’’ a regretté le leader de l’ARENA
Des propos recueillis chez nos confrères de Sabari FM






