Par communiqué diffusé le samedi dernier, le gouvernement a revu à la hausse le prix des produits pétroliers à la pompe. A compter du 1er juillet, indique ledit communiqué, le litre d’essence, de gasoil et de pétrole à la pompe est fixé à 10 000 GNF au lieu de 8000 francs appliqués jusque-là soit une augmentation de 25%. Il n’en a pas fallu plus pour pousser le courroux des acteurs sociopolitiques. C’est le cas du président du conseil national des organisations de la société civile
Joint au téléphone ce matin dans l’émission Comprendre l’actualité sur Sabari FM, Dr Dansa Kourouma a exprimé tout son désenchantement face à cette augmentation unilatérale du gouvernement. ‘’C’est une concertation tripartite qui a permis de fixer le prix du carburant à 8000 francs alors si cette donne doit changer, la responsabilité républicaine voudrait que l’Etat concerte les mêmes partenaires, qu’il mette sur la table les arguments pour que la décision s’impose sur la base d’un autre accord. C’est un accord qui peut annuler un autre accord’’ a réagi Dansa Kourouma avant de renchérir ‘’cette augmentation est d’ailleurs inopportune, c’est trop prématuré après l’annonce du discours de programme dont les populations n’ont pas encore vu les débuts de satisfaction’’
Si on est raisonnable, admet par contre le président du CNOSCG le prix du carburant peut rester indéfiniment fixe dans un pays mais si le prix doit varier les mêmes approches qui ont présidé la fixation du prix doivent être étudiées avec une négociation transparente et responsable
Les acteurs des organisations de la société civile doivent se concerter dans les prochaines heures pour la conduite à tenir, a annoncé Dr Dansa Kourouma. Peuvent-ils réussir à faire fléchir le gouvernement ? Rien n’est sûr avec la farouche volonté du nouveau premier ministre de redresser l’économie guinéenne au bénéfice de tous les guinéens
Il faut noter que le cours du baril de pétrole est à 74,08 dollars (ce 2 juillet à 11h36 UTC). Un baril équivaut à 159 litres



