En 2023, à la même tribune le président guinéen alors président de la transition tenait un discours caustique dans lequel il fustigeait la position musclée des institutions, toutes catégories confondues, contre les putschs en Afrique. Il estimait dur comme fer qu’on devrait plutôt récriminer les changements constitutionnels généralement qui motivent les prises de pouvoirs par les armes. »Les vrais putschistes en Afrique sont ceux qui manipulent la constitution pour se maintenir au pouvoir » avait-il dénoncé à l’époque.
Le 23 septembre à 22 heures (GMT), soit 3 ans après son dernier passage, le chef de l’Etat prenait la parole à la même tribune devant ses pairs en marge de la 81è session ordinaire des Nations Unies. Dès l’entame de son discours, il a indiqué qu’il n’est pas là pour faire le procès de qui que ce soit mais par contre partager modestement le modèle de développement amorcé par son pays depuis maintenant trois ans. »La République de Guinée a organisé l’ensemble de son cycle électoral et installé les institutions qui en découlent avec un financement annoncé comme entièrement assuré par le trésor guinéen » s’est-il réjouit.
Dans d’autres secteurs, s’enorgueilli le chef de l’Etat guinéen, des résultats ont été obtenus. Entre autres, a-t-il égrené, la réalisation de plus de 1000 kilomètres de routes bitumées, le projet Simandou, la construction d’écoles et d’hôpitaux, trois raffineries d’alumine en construction et une autre d’or déjà achevée.
Parlant des enjeux mondiaux de gouvernance et le développement africain, Mamadi Doumbouya a défendu l’idée que les modèles soient adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque pays tout en s’appuyant sur l’expérience de certains pays d’Asie et du Proche-Orient.



