Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée sous la houlette de son secrétaire général Aboubacar Soumah a annoncé ce mardi à Conakry qu’il n’y aura pas l’ouverture des classes prévue officiellement le 3 octobre prochain
Aboubacar Soumah et ses collègues dénoncent les dernières déclarations du Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana qui a tranché qu’il n’est pas envisageable de payer huit millions de franc guinéen comme salaire de base aux enseignants. Le SLECG motive également sa décision par le fait « que le gouvernement est en train de prendre à travers la mise en place d’une structure syndicale uniquement installée pour défendre les intérêts du gouvernement et non des travailleurs. Il s’agit du syndicat national de l’éducation SNE qui a vu le jour le 7 septembre dernier.
En raison de tout cela, « nous décidons qu’il n’y aura pas d’ouverture des classes en République de Guinée tant que les huit millions ne sont pas négociés et obtenus à la satisfaction de la revendication de l’ensemble des enseignant de la République de Guinée »
Par ailleurs, le SLECG appelle les parents d’élèves et les élèves de bien vouloir comprendre sa position qui va dans le sens de la qualification du système éducatif guinéen. Sans en rappeler la doléance formuler par les parents à accepter que les examens nationaux se tiennent. La suite, tout le monde la connait. Au niveau du baccalauréat par exemple il y a 26,04% comme taux réussite sans compter les conditions dans lesquelles ces examens se sont déroulés.
« Mais aujourd’hui, le gouvernement se trouve incapable de satisfaire à nos revendications. Or, les enseignants guinéens estiment aujourd’hui que nous ne saurions plus continuer à vivre dans cette pauvreté que nous avons supportée depuis la proclamation de l’indépendance guinéenne. Donc aujourd’hui, étant entendu, prouvé que les richesses sont créées çà et là à travers les recettes des différentes régies financières, à travers la création de beaucoup de sociétés minières, nous avons estimé que nous devons mettre fin à cette pauvreté que nous avons toujours vécue » a conclu le SLECG
Comment le gouvernement va-t-il s’y prendre? C’est toute la question d’autant que la déclaration du premier ministre semble enterrer le dialogue. En attendant, la psychose d’une rentrée perturbée gagne le coeur des guinéens



