Dans une déclaration rendue publique ce jeudi, 04 juin 2020, le Syndicat National des Enseignants du Privé de Guinée (SYNEPGUI) a dénoncé du fait que depuis le début de la crise sanitaire liée à la Covid-19 en République de Guinée au mois de Mars dernier, les enseignants évoluant dans le secteur éducatif sont « jetés aux mouches » par leur fondateurs ainsi par l’État.
Selon le SYNEPGUI, cet acte s’explique par le non paiement des salaires des mois de Mars, Avril et Mai par la plupart des patrons d’établissement d’enseignement privé d’une part et par le refus catégorique de l’État, dit-il, de prendre en charge les enseignants du secteur privé dans son plan de riposte économique lié à la COVID-19, d’autre part.
Par ailleurs, « vu les requêtes, sans succès, déposées à la primature et aux différents départements ministériels en charge de l’Education pour la prise en charge des enseignants du privé dans le plan de riposte économique sans suite favorable, vu les plaidoyers du SYNEPGUI auprès des fondateurs pour le rétablissement des enseignants dans leur droit et vu la souffrance des enseignants depuis le mois de Mars jusqu’à nos jour, sans l’aide de la majorité des fondateurs et de l’État », précise-t-il.
Par conséquent, le SYNEPGUI « au nom de tous les enseignants évoluant dans le secteur privé » décide entre autre :
1- Le boycott dès la reprise prochaine des cours dans toutes les écoles, universités et tous les instituts privés du pays qui n’ont pas payé leur personnel.
2- Exige aux fondateurs le paiement intégral des mois impayés faute de quoi ils verront leurs établissements faute de quoi ils verront leur établissement fermer dès l’ouverture prochaine.
3- Demande aux enseignants de rester sereins, de résister face à l’intimidation et à la division en vue de montrer aux fondateurs: qui a fait le bâtiment et qui fait l’école!
4- Aux parents d’élèves, de garder, dès la reprise, les enfants à la maison pour des questions de sécurité dans les écoles qui ont refusé de payer leurs enseignants.
5- A l’État de jouer son rôle d’arbitre entre les enseignants et les fondateurs pour parvenir à une solution apaisée au bénéfice de l’école guinéenne.
Pour finir, le SYNEPGUI rassure tous les enseignants du privé qu’il reste et demeure déterminé à mener ce combat jusqu’à l’obtention de leur dû.



