Dans son dernier rapport, le Fonds Monétaire International a classé la Guinée parmi les 5 pays africains qui résisteraient économiquement après la COVID-19 avec un taux de croissance de 7,6%.
Par ailleurs, l’ancien Premier ministre sous l’ère Général Lansana Conté, Cellou Dalein Diallo a expliqué au cours de l’entretien qu’il a accordé à la radio Espace Fm, dans l’émission Les Grandes Gueules, ce jeudi, qu’aujourd’hui, sur les conséquences économiques de la crise sanitaire sur les pays africains, nous avons trois conséquences désastreuses. « Il y a d’abord la baisse des prix des matières premières que nous exportons, il y a la réduction des investissements directs étrangers, et puis il y a la réduction drastique des transferts par la diaspora. Ces trois vont affecter négativement nos économies ».
En effet, le président de l’UFDG rappelle que le pétrole a perdu 50% de sa valeur sur le marché. Par contre, « la bauxite et l’or que la Guinée exporte, les prix sont restés stables. Et dans les perspectives économiques du FMI et de la Banque Mondiale, ces matières premières ne devraient pas baisser ».
À l’en croire, sur cette hypothèse, « étant donné que nous tirons de richesses de l’exportation de nos produits, et que ni la demande ni les prix de ces matières premières ne sont menacés de baisse, évidemment la Guinée pourrait continuer à engranger des ressources d’exportation non négligeables et qui pourraient contribuer et soutenir aussi son PIB ».
Selon Cellou Dalein Diallo, c’est sur cette base qu’on considère que la Côte d’Ivoire, le Niger, la Guinée, les Seychelles et le Botswana, pourraient avoir un taux de croissance supérieur à 5% en 2020. « Et que l’impact économique de la crise serait moins dans ces pays-là, parce que les matières que nous exportons, la demande reste forte et les prix stables ».



