Les médias guinéens à l’instar des autres du monde ont observé le jeudi 3 mai la journée mondiale de la liberté de la presse. A la maison de la presse où patrons des associations de presse et journalistes s’étaient donnés rendez-vous, le président Alpha Condé et son principal opposant Cellou Dalein Diallo faisaient partir des ‘’invités’’ de haut rang
Une occasion que le Chef de l’Etat n’a laissé passer pour réagir au dernier rapport de Reporters Sans Frontières dans lequel rapport la Guinée est classée 104ème sur 180 pays alors que l’année dernière elle occupait le 101ème rang soit donc un recul de trois places. Pour le président guinéen, ce classement n’est ni moins, ni plus que la faute aux journalistes qui, dénonce-t-il, ne font rien pour redorer l’image de la Guinée. » Je ne suis pas prêt à m’engager derrière vous tant que vous ne changez pas. Car vous continuez à donner une mauvaise image de la Guinée. Comment la Guinée peut être classée 104ème par reporter sans frontière sans que vous ne fassiez rien. Tant que vous ne répondez pas à cette question je ne dirai aucun mot » a-t-il déclaré avant de s’enorgueillir ‘’aucun journaliste n’a été arrêté par le gouvernement encore moins tué’’. Et pourtant, a-t-il renchérit, dans les pays voisins je vois aujourd’hui la Mauritanie où les journalistes sont arrêtés, pourtant je crois elle est 54ème (72ème ndlr) et nous on est 104ème. ‘’C’est vous qui donnez les informations à Reporters Sans Frontières, est-ce que j’ai poursuivi un journaliste, donc vous devrez interpeller le reporter sans frontière’’ a-t-il lancé aux journalistes
Le président a-t-il oublié les exactions subies par les journalistes à l’ECO3 de Matam ? La fermeture des radios privées ? Autant de questions parmi tant d’atteintes à la liberté de la presse ces dernières années. En état de cause, il faut reconnaitre qu’entre Alpha Condé et sa presse c’est tout sauf un bel amour



