Notre existence est fortement menacée par la pandémie de Covid19. Notre rôle en tant que scientifique est d’aider l’Etat à prendre de bonne décision dans le cadre de la lutte contre cette pandémie. La recommandation selon laquelle les tests massifs doivent être arrêter, n’est pas adéquate et est très dangereux car ne possédant aucun bénéfice.
En effet, les tests sont notre fenêtre sur la pandémie et la façon dont elle se propage. Sans tests, nous n’avons aucun moyen de comprendre la pandémie.
C’est l’un de nos outils les plus importants dans la lutte pour ralentir et réduire la propagation et l’impact du virus. Les tests nous permettent d’identifier les individus infectés, orientant le traitement médical qu’ils reçoivent. Il permet l’isolement des personnes infectées et le traçage et la mise en quarantaine de leurs contacts. Et cela peut aider à affecter plus efficacement les ressources médicales et le personnel.
De plus, les tests de dépistage de Covid19 éclairent également notre compréhension de la pandémie et des risques qu’elle pose dans différentes populations. Cette connaissance est importante si nous voulons évaluer correctement les interventions qui devraient être mises en œuvre, y compris les interventions très couteuses telles que la distanciation sociale et la fermeture de régions et d’industries entières.
Sans données sur le Covid19, nous ne pouvons pas comprendre comment la pandémie progresse. Sans données, nous ne pouvons pas répondre de manière appropriée à la menace, ni en tant qu’individus ni en tant que société. Nous ne pouvons pas non plus savoir les contre-mesures contre la pandémie.
Le nombre de cas confirmés nous informe sur l’évolution de la pandémie. Mais la confirmation d’un cas repose sur un test. Alors comment dans ces conditions peut-on recommander l’arrêt des tests de dépistage qui ne sont même pas massifs en Guinée ? Si cette recommandation est appliquée, les conséquences seront néfastes pour la population.
La Guinée doit continuer à effectuer des tests de dépistage et si possible, procéder à un dépistage massif car plus l’échantillon des personnes testés est grand, plus les chiffres donnés sont proches de la réalité.
Dr Ibrahima TRAORE, Dermatologue.



