La trêve politique obtenue à la suite de la rencontre entre le président Alpha Condé et son principal opposant Cellou Dalein Diallo pourrait prend fin dans les prochains jours. Du moins c’est l’analyse partagée au sein de l’opinion avec l’annonce par l’opposition de reprendre ses manifestations de rue. Ce, à compter du jeudi 3 mai où elle appelle ses militants à observer une journée ville morte en guise de soutien aux leaders politiques attendus le même jour devant le juge dans l’incendie du commissariat de police de Cosa le 22 mars dernier en marge d’une manifestation politique
L’autre menace qui risque de faire capoter ladite trêve, c’est le retrait annoncé par l’opposition de ses représentants aux travaux du comité de suivi des accords du 12 octobre 2016 et le contentieux électoral né du scrutin communal du 4 février. Sur le sujet, le député de l’UFDG Dr. Ben Youssouf Keïta pense inévitable un retour à la case départ d’autant, soutient-il, les points essentiels n’ont nullement évolué à la satisfaction des opposants
« Nous avons été aux élections communales en février dernier, et ces élections communales sont un des 5 points des accords du 12 octobre 2016. Il fallait aussi dédommager tous ceux qui ont perdu leurs biens pendant les manifestations et également il fallait réviser le fichier électoral et voter une nouvelle loi sur la CENI. Malheureusement, rien de cela n’a été réalisé, et donc il est nécessaire qu’on fasse recours à l’article 10 de la constitution (droit à la manifestation, ndlr) » a réagi Dr Ben Youssouf.



