Le lundi 18 mars une grosse panique s’est emparée des populations notamment de Dubreka, Coyah, Fria et Conakry après que des élèves soient tombés en syncope pour avoir pris des médicaments antiparasitant. A Dubreka, on a même fait cas de morts provoquant de vives tensions par endroit. Une information démentie par les autorités.
Après la suspension de l’opération de distribution, le ministre de la santé a lors d’un point de presse qu’il a animé hier mercredi 20 mars tenu à éclairer la lanterne des uns et des autres sur ces produits sujets à polémique. Dès sa prise de parole, Dr Édouard Niankoye Lamah a présenté les excuses du gouvernement du fait qu’il n’y ait pas eu de battage médiatique avant le démarrage de cette campagne de distribution de médicaments. Il a par la suite souligné que cette campagne de distribution des médicaments de masse s’inscrit dans le cadre de la coopération entre l’organisation mondiale de la santé OMS et le ministère de la santé à travers le programme national de lutte contre les maladies tropicales organisée annuellement. Il s’agit, a-t-il précisé, du Praziquantel commercialement appelé Biltricide qui est un déparasitant un médicament non toxique mais qui doit être pris après le repas afin d’atténuer les effets secondaires.
Dans la plupart des cas les enfants à l’école n’avaient pas pris le petit-déjeuner c’est pourquoi ses effets secondaires ont été signalés qui sont entre autres le vomissement, les vertiges et une fatigue intense, a fait remarquer le ministre Lamah
Par ailleurs, le ministre de la santé a rassuré de la prise en charge effective de tous les enfants ayant présentés des symptômes avant d’ajouter que ‘’jusqu’à nos jours aucun décès n’a été signalé selon la source hospitalière mais des rumeurs répandent qu’il y a eu des morts’’.
Mohamed CINQ



