Du 4 au 15 novembre dernier au Gabon s’est tenue la 19ème session du concours d’agrégation du conseil africain et Malgache pour l’enseignement supérieur dans le domaine de la médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et productions animales. 261 candidats venus des universités de 14 pays ont pris part à cette session. Sur les 261, l’Etat guinéen avait porté la candidature de 18 enseignants et chercheurs. 14 ont validé le statut de professeur agrégé à l’issue des trois épreuves audit concours. Soit près de 50 % de l’ensemble des professeurs agrégés que la Guinée a obtenu entre 1990 et 2016
De retour au pays le 16 novembre dernier, ils ont été reçus en fanfare par leurs collègues de la faculté, des responsables du rectorat, du décanat et du ministère de l’enseignement supérieur. Le seul hic, c’est pratiquement ce qui s’apparente à une indifférence de la haute autorité du pays en l’occurrence le chef de l’Etat. Professeur Alpha Condé aurait reçu ces ambassadeurs de la Guinée à un concours où les meilleurs se côtoient. Comme il en a fait le dimanche dernier avec les joueurs du Syli après la qualification acquise pour la prochaine coupe d’Afrique qui ont également quitté Sekhoutoureyah sourire aux lèvres. Cent mille dollars, c’est l’enveloppe offerte par le numéro 1 guinéen aux poulains de Paul Put. ‘’Même si le Chef de l’Etat ne donne pas l’argent à ces lauréats au concours d’agrégation du CAMES, ce qui d’ailleurs ne serait pas un gâchis mais il devrait les recevoir pour les féliciter mais dommage notre pays aime la promotion de la médiocrité’’ se désole dans l’anonymat un enseignant-chercheur
Au même moment, les lauréats sénégalais selon nos informations devraient être reçus par le président Macky Sall au cours de laquelle audience ils devraient selon la tradition recevoir des légions d’honneur en guise de reconnaissance du peuple sénégalais. La Côte d’Ivoire s’apprête à en faire autant. Qu’on ne s’indigne pas de voir toujours les cadres de ces pays nous damer les pions dans les institutions internationales. Quelqu’un a dit que là où l’éducation est bafouée, l’avenir de ce pays est incertain. Wassalam



