L’opposition républicaine projette demain ce jeudi 9 août une marche dite pacifique sur l’autoroute Fidel Castro. Sur ce, la commission d’organisation de la dite marche a écrit une lettre d’information à la commune de Matoto. Comme il fallait s’y attendre, les responsables de la commune n’ont pas autorisé la marche au motif que la décision du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation interdisant toutes manifestations sur toute l’étendue du territoire national est toujours en vigueur. Chose que l’opposition guinéenne n’approuve pas.
Au cours d’une conférence de presse animée dans la soirée de ce mardi 07 août, Cellou Dalein Diallo et ses pairs ont annoncé l’intention de braver cette interdiction des autorités administratives. ‘’Nous marcherons comme prévu sur l’itinéraire Tannerie-Gbessia – Kenien – Bellevue – 28 stade du septembre’’ a insisté Dr Faya Millimono avant de préciser que rien ne justifie l’interdiction de cette marche par le secrétaire général de Matoto. ‘’Nous pensons que le gouvernement actuel est clairement dans la voie d’implanter la tyrannie dans notre pays. Entre la loi et l’ordre public, le ministre Bourema Condé dit privilégier l’ordre public. Nous disons tout simplement que c’est le respect de la loi par tout le monde à commencer par le président qui permet d’établir l’ordre public’’ a commenté le président du Bloc libéral
Les opposants au régime d’Alpha Condé ont, lors de cette conférence, rappelé avoir donné la chance au premier ministre de résoudre les différends qui sont à la base de la crise politique que connaît le pays depuis le lendemain de l’élection communale du 04 février dernier. Chose qui, selon eux, n’a pas encore été fait. Il est à noter que cette marche vise à exiger la publication des ‘’vrais résultats » des communales du 04 février, l’ouverture des enquêtes pour arrêter et condamner les coupables des tueries lors des manifestations politiques depuis 2010, la libération des militants de l’opposition détenus dans différentes prisons du pays et l’installation de la haute cour de justice. À cette allure, les craintes d’un enlisement de la crise politique ne sont pas moindres



