La nouvelle loi sur la CENI adoptée à l’Assemblée nationale le 15 juin dernier continue à être diversement apprécier par les acteurs politiques. D’aucuns sont favorables, d’autres dénoncent un simple deal politique entre le RPG Arc-En-Ciel parti au pouvoir et l’UFDG le principal parti de l’opposition. Ils constituent également les deux forces parlementaires.
Pour le chef de la majorité à l’Assemblée, cette nouvelle loi comporte assez d’avantages et permet à la Guinée de sortir de l’engrenage politico-financier qui mine la commission électorale nationale indépendante au point de toujours mettre en péril son existence. « Il faut qu’on sache que la CENI n’est pas un organe de démocratie mais une anomalie dans la démocratie. Elle résulte du manque de confiance entre les acteurs politiques d’un côté et les acteurs politiques et le gouvernement de l’autre côté » s’est désolé l’honorable Amadou Damaro Camara en citant l’exemple du Sénégal où c’est le Ministère de la sécurité et de l’intérieur qui gère les élections malgré tout il y a des alternances politiques de Diouf à Macky Sall en passant par Wade
Aux dires de l’honorable Damaro, « la CENI guinéenne est la plus budgétivore dans sa structure que toutes les Ceni de la sous-région même dans les pays qui ont le double de notre corps électoral. Pire, elle a passé tout son temps à gérer les problèmes de gestion que de parfaire les élections »
A rappeler que la nouvelle loi sur la Ceni a prévu 17 commissaires au lieu de 25. Dont sept à la mouvance, sept de l’opposition, deux de la société civile et un de l’administration avec pour critères pour les partis politiques d’avoir au moins deux députés à l’Assemblée nationale, avoir participé aux dernières élections nationales (présidentielle et législative). Et aussi il faut être titulaire d’au-moins d’une Licence justifié d’une expérience du processus électoral qui reste le critère fondamental



